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Émile LAHOUD

Liban et Syrie

Drapeau et Hymne

L'invasion israélienne

 Le rôle de la milice pendant la guerre civile

HEZBOLLAH : le saviez-vous ?

Diaporama

L'invasion israélienne de 1982 sur le Liban

Chrétiens dans le monde arabe

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La Guerre civile libanaise

Photos de guerre

Reconstruction et Patrimoine

 

L'invasion israélienne du Liban

 

Émile LAHOUD

Émile LAHOUD

    Émile LAHOUD, un chrétien maronite, est originaire de la région du Metn au Liban (nord-est de Beyrouth) où il est né en janvier 1936. Entré à l'Académie Militaire en 1956, il a complété sa formation par des stages en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Il est devenu officier de marine en 1959 et a été promu commandant en 1970. Il a également occupé des postes élevés au sein du Ministère de la Défense jusqu'à ce qu'il devienne Général et soit désigné Commandant en chef de l'armée libanaise en novembre 1989 après la destitution du Général Aoun par le Président Hraoui. 

Le Général LAHOUD a à son actif, la reconstruction et la réunification de l'armée libanaise que des années de guerre civile avaient laissée à mal. Sous son commandement, l'armée a désarmé avec succès la plupart des milices en 1991, conformément aux Accords de Taëf. Lahoud a toutefois laissé le Hezbollah poursuivre sa lutte de guérilla - considérée comme une guerre défensive - contre l'occupation israélienne du Sud Liban. 

Proposé par le Président Hraoui (dont le mandat expirait le 23 novembre 1998) pour lui succéder à la présidence de la république libanaise, il a été élu par le Parlement libanais le 15 octobre 1998 à l'unanimité des députés présents. 

 

 

HISTORIQUE

 

A partir du IIIe millénaire Installation des Cananéens, puis des Phéniciens sur la côte libanaise

 

3000 av. J.-C. Fondation de Tyr.

 

A partir de 2300 av. J.-C. Conquêtes du pays par les Akkadiens, les Hyksos, les Hittites, les Assyriens, les Perses, les Grecs, les Romains (64 av. J.-C.) et les Byzantins. 1190 av. J.-C. Fondation des premiers comptoirs phéniciens en Méditerranée.

 

637 Avènement de l'Islam.

 

1098-1291 Présence des Croisés.

 

1516 Début de la domination ottomane.

 

1590 L'émir Fakreddine II, de la famille Maan, accède au pouvoir.

 

1697 L'émir Béchir inaugure la dynastie des Chéhab, qui succède à Maan.

 

 1832-1840 Conquête d'Ibrahim pacha d'Égypte.

 

1860 Guerre civile druze-maronite, débarquement français à Beyrouth.

 

1861 Instauration du Moutassarifiat, assurant l'autonomie du Mont-Liban.

 

1916 Accord Sykes-Picot.

 

1920 Mandat français, proclamation du Grand Liban.

 

1943 Proclamation du pacte national fixant les règles de la représentativité des diverses communautés confessionnelles.

 

1943 (22 novembre) Proclamation de l'indépendance.

 

1946 (31 décembre) Évacuation des troupes françaises.

 

1958 (mai-septembre) Guerre civile.

 

1969 (novembre) Accord du Caire avec l'OLP.

 

1973 Affrontements entre l'armée libanaise et les combattants palestiniens de l'OLP.

 

1975 (avril) Début de la guerre civile.

 

1976 (juin) Entrée des troupes syriennes au Liban.

 

1978 (juin) Invasion israélienne, occupation du Sud Liban, jusqu'au Litani.

 

1982 Siège de Beyrouth par les troupes israéliennes, l'OLP quitte Beyrouth. 1989 " Accord de Taëf " comportant une révision de la constitution. Élection d'Elias Hraoui à la présidence de la République.

 

1992 Nomination de Rafic Hariri comme premier ministre. Début de la reconstruction de Beyrouth.

 

Couleurs pendant la guerre de 1939-45. 

 

                  Drapeau (1943) 

2 bandes rouges (couleur de la légion), 

 

1 blanche avec un cèdre (symbole du Liban). 

 

 

Hymne National

 

 

 

L'INVASION ISRAÉLIENNE DE 1982 SUR LE LIBAN

    Premier vrai conflit israélo-palestinien, la guerre du Liban commence le 6 juin 1982 par une offensive de Tsahal contre les forces de l'OLP basées près de la frontière. L'opération à l'origine limitée, prend de l'ampleur, une bataille aérienne avec la Syrie tourne à l'avantage d'Israël. Les israéliens et leurs alliés chrétiens sont bientôt aux portes de Beyrouth. Un long siège très éprouvant pour la population commence et se termine début août par le départ négocié des combattants palestiniens.

Pour Israël, cette guerre est peu concluante et se révèlera un fiasco en terme d'image. Pour les palestiniens un nouvel exil commence…

 

HEZBOLLAH : Le saviez-vous ?

Sigle du Hezbollah

    Si ces dernières années le mouvement est devenu plus modéré, il reste une importante force politique dans la région. Le Hezbollah recrute ses partisans dans la communauté musulmane chiite libanaise, qui représente 1,2 million de personnes, la plus importante communauté religieuse libanaise, longtemps négligée par le pouvoir. Le mouvement est populaire dans le sud du Liban, dans la vallée de la Bekaa (est) et dans les quartiers défavorisés du sud de Beyrouth. Le Hezbollah chapeaute neuf écoles, trois hôpitaux et 13 cliniques dentaires. Il approvisionne en eau les bidonvilles de Beyrouth, reconstruit les routes et les maisons détruites par les combats dans le sud du pays. Le mouvement refuse de dévoiler le montant de son budget mais, selon les estimations, l'Iran lui fournirait entre 10 et 20 millions de dollars par mois. La guérilla du Hezbollah compterait 5.000 combattants disséminés sur le territoire du Liban. Ses forces dans le sud du pays mènent des attaques quasi-quotidiennes contre les 1.500 soldats israéliens et les 2 500 miliciens de l'Armée du Liban-sud (ALS), qui occupent la "zone de sécurité" créée par Israël dans le sud du pays. Ses hommes sont armés principalement de mortiers, roquettes, grenades et mitrailleuses. Il peut réunir des dizaines de milliers de partisans lors de ses meetings. Le secrétaire général du Hezbollah est le cheikh Hassan Nasrallah. Le groupe dirige des chaînes de radio et télévision, un hebdomadaire et un site Internet. Il détient sept sièges sur les 128 du Parlement libanais.

 

LIBAN ET SYRIE

1920 : 10/8 : traité de Sèvres, qui détache le Liban et la Syrie de la Turquie. La France a un mandat de la SDN et proclame le Grand-Liban (10 400 km2). -

1/9 : à Beyrouth, le général Gouraud proclame officiellement l'indépendance du Liban. 

 

1922 : 24/7 : la SDN confirme le mandat français, précisant qu'une union économique réunira le Liban et la Fédération syrienne. 

 

1926 : 26/5 : création d'une constitution (suspendue en 1939) ; Charles Debbas (1861-1935) est président. 

 

1932 : crise politique ; le haut-commissaire suspend la Constitution.

 

1934 : janvier : Habib as-Saad (1866-1946) devient président. 

 

1936 : janvier : Émile Eddé (1881-1943) est président. 

13/11 : le traité devant mettre fin au régime mandataire est rejeté par le Parlement français. 

 

1941 : avril : Alfred Naccache (1887-1978) devient président. 

8/6 - 14/7 : guerre de Syrie. 

7/10 : Riad Solh (1893-1951) [sunnite] est nommé premier ministre. 

25/12 : le général Catroux, commandant des Forces françaises libres du Levant, proclame l'indépendance de la Syrie et du Liban. 

 

1943 : élections : succès des Chambres nationalistes qui modifient la Constitution, en retranchant tout ce qui prévoit encore l'intervention de l'autorité de tutelle. 

Mai/juillet : Ayoub Tabet (1882-1947) est président. 

Juillet : Pedro Trad (1873-1948) est président. 

Septembre : Béchara el-Khoury (1890-1964) est président. 

10/11 : le délégué général de la France arrête el-Khoury, Riad Solh (président du Conseil) et plusieurs ministres. Naissance d'un gouvernement de résistance dans la montagne. 

23/11 : le gouvernement français fait libérer les présidents et les ministres. Un pacte entre le maronite el-Khoury (renonçant à rechercher des appuis occidentaux) et le sunnite Solh (écartant un recours auprès du monde arabe) [jamais écrit ni proclamé oralement] entérine le partage du pouvoir entre chrétiens et musulmans. 

 

1945 : 22/3 : adhère à Ligue arabe (membre fondateur). 

 

1946 : mars/décembre : évacuation des troupes françaises. 

 

1948 : guerre de Palestine, 120 000 réfugiés palestiniens. 

 

1948-50 : la Syrie rompt l'union économique et douanière. 

 

1949 : 8/7 : Antoun Saadé est exécuté (fondateur du Parti populaire syrien en 1932, voulant faire revivre une "Grande Syrie" comprenant Liban, Syrie, Palestine, Transjordanie, Sinaï, Iraq et Chypre ; il avait lancé ses partisans dans une série d'attentats sanglants). 

 

1951 : 16/7 : à Amman, Riad Solh est assassiné sur ordre du PPS. 

 

1952 : fin du traité avec la Syrie. 19/9 : el-Khoury démissionne. -Septembre : Camille Chamoun (1900-87) devient président. 

 

1953 : amélioration des relations avec la Syrie. 

 

1958 : -7/8-5 : l'assassinat (causes privées) de Nassib Metni, directeur du Telegraph (communiste), déclenche l'émeute : insurrection contre Chamoun, guerre civile entre partisans et adversaires de la RAU (plusieurs centaines de morts). -15-7 : débarquement des troupes américaines sur la plage de Khaldé à la demande de Chamoun. -31-7 : le général Fouad Chehab (1902-73) est président, naissance d'un gouvernement de coalition. 

 

1964 : 18/8 : Charles Hélou (né 25-9-1913) est élu président, prend ses fonctions en septembre. 

1967 : 5/6 : guerre des Six-jours (Israël), afflux d'environ 450 000 réfugiés palestiniens. 

1968 : 29/12 : raid israélien sur l'aérodrome de Beyrouth (13 avions détruits) ; les activités des fedayin palestiniens entraînent des représailles israéliennes au Liban. 

 

1969 : -avril/mai : affrontement entre l'armée et les Palestiniens. 

3/11 : accords du Caire : les Palestiniens peuvent aménager des bases d'entraînement, mais ne peuvent approcher la zone frontalière ni effectuer des raids à partir du Liban. 

 

1970 : septembre : Soleiman Frangié (1910 - 23/7/92) est le nouveau président. 

 

1971 : juillet : après les combats en Jordanie (environ 3 000 Palestiniens morts, bases détruites), le Liban reste un des seuls pays arabes où les Palestiniens gardent une liberté d'action. 

 

1973 : 10 - 23/4 : à Beyrouth, plusieurs responsables palestiniens sont assassinés par des commandos israéliens. 20 - 23/5 : combats entre l'armée libanaise et les Palestiniens à Chtaura (dizaines de morts) ; accord de Melkart (nom de l'hôtel où il fut signé) entre le Liban et Yasser Arafat, réglant les droits et les devoirs des Palestiniens au Liban. 

Novembre/décembre : ratissage israélien près de la frontière. 

1974 : 16/5 : attaque israélienne sur des camps (300 morts) en représailles du raid de Maalot. 

 

1975 : 7/1 : rencontre entre le président Frangié et Assad. 

26/2 - 1/3 : à Saïda, affrontements entre civils et militaires. 

13/4 : des chrétiens sont mitraillés devant l'église d'Ain-Remmaneh, 4 morts ; représailles : tirs sur un car palestinien, 27 morts. 

 

1981 : 20/4 : les Israéliens bombardent Saïda et Tyr. Les Palestiniens lancent des roquettes en Haute-Galilée. 

Avril/juin : combats syro-palestiniens contre Libanais à Zahlé (1/4 au 30/6, 100 morts) et à Beyrouth (env. 400 morts). 

Juillet : raids israéliens contre bases palestiniennes, Beyrouth est bombardé (700 morts).

24/7 : cessez-le-feu. 

4/9 : Louis Delamare (né 12/11/21), ambassadeur de France à Beyrouth, est assassiné (Syrie mise en cause). 

Fin août/début septembre : attentats à la voiture piégée (1/10 à Beyrouth, 100 kg de TNT, 83 morts, 225 blessés). 

15/11 : 4 attentats contre des bâtiments français à Beyrouth sont revendiqués par les Arméniens. 

 

 

Bilan approximative des pertes pendant l'invasion israélienne au Liban en 1982 s'ajoutent au compte de M Charon actuel premier ministre israéliens

 

6 775 morts [5 675 civils et 1 100 combattants (45,6 % avaient des cartes de réfugiés palestiniens,   37,2 % Libanais, 10,1 % Syriens et 7 % divers)]. 29 112 blessés (11 448 graves).

 

 

Bilan de 1975 à 1990 de la guerre libanaise. 

 

Ces chiffres nous montrent le nombre de gens morts pour rien. Aujourd'hui et après tous ces conflits les gens vivent moins bien et comme on avait pas besoin de ces gens pour une bonne cause utile pour le pays…

Morts : 150 000 à 200 000 (officiels, déclarés) pour environ 3,5 millions d'habitants (Libanais et réfugiés palestiniens inclus) soit 7 % de la population. 

Blessés : 300 000. 

Disparus : 7 415. 

Déplacés : 800 000. 

Voitures piégées : 3 641 ont fait 4 386 morts (dont 316 Américains et 58 Français) et 6 784 blessés. 

Émigrés : 900 000. 

Destructions : 20 milliards de $. Logements détruits : avant 1982 : 40 000, 1982-84 : 72 000. 

Perte cumulée production et revenus : 24 milliards de $. 

Baisse du pouvoir d'achat : - 50 %. 

Recul du PIB : - 5 % par an. 

 

 LE RÔLE DE LA MILICE PENDANT LA GUERRE CIVILE

    Les Forces Libanaises étaient la principale milice chrétienne durant la guerre civile libanaise (1975-1990). Affiliée à l'origine au Parti des Phalanges, elles sont devenues politiquement et militairement indépendantes au milieu des années 80. Elles ont été désarmées en 1991 - comme toutes les autres milices, à l'exception de celles qui combattent l'occupation par Israël du sud du pays - dans les cadre des Accords de Taëf de 1989 qui avaient mis fin à la guerre civile.

Les Forces Libanaises, ayant accepté les Accords de Taëf, se sont transformées en parti politique. Sous la houlette de Samir Geagea, elles restent néanmoins dans l'opposition et ont refusé tout porte-feuille ministériel à cause de réserves concernant précisément la mise en oeuvre des Accords de Taëf, en particulier au sujet de la présence des forces syriennes au Liban

Al-Kataëb (Phalanges) fondé en 1936 par Pierre Gemayel (1905-84) ; libéral, 15 000 membres, devenu parti vers 1964 (ont appelé en 1977 les Syriens pour repousser les Palestiniens progressistes), président : Georges Saadé (né 1928), secrétaire général : Karim Pakradouni depuis 13-7-1992. 

Bloc national libanais, fondé en 1943 par l'ancien président Émile Eddé (1881-1949) ; pour le partage des pouvoirs et contre l'immixtion des militaires dans affaires civiles, leader : Raymond Eddé (né 15-3-1913) 

Parti national libéral, fondé en 1958 par l'ancien président Camille Chamoun (1900-87) ; mêmes principes, leader : Dory Chamoun. 

Parti socialiste-nationaliste syrien (Antoun Saàda, assassiné 1949) a succédé au Parti populaire syrien, fondé en 1932, interdit de 62 à 69, leader : Dawoud Baz ; milite pour la reconstruction de la Syrie géographique. 

Al-Baath fondé en Syrie en 1940 par Michel Aflak (1909-89), leader : Abdullah al-Amin ; doctrine unioniste arabe. 

An-Najjadés, fondé en 1936 par son leader Adnane Mustafa al-Hakim ; unioniste. 

Al-Harakiyines al-Arab fondé en 1948 par George Habache (né 1926) ; proche du marxisme. 

Parti socialiste progressiste fondé le 1-5-1949 par Kamal Joumblatt (1917-77); progressisme pacifiste et libéral ; leader : Walid Joumblatt, 25 000 membres. 

Ad-Destour, fondé en 1943 par l'ancien président Béchara el-Khoury ; parti de cadres ; leader : Michel Béchara el-Khoury (né 1926). 

Parti communiste libanais fondé en 1924 par Nicolas Chawi (dissous 1948 et interdit jusqu'en 1971), leader : Farouq Dahruj. 

Fédération révolutionnaire arménienne (FRA) fondée en 1890, socialiste. 

Parti démocrate fondé en 1969 par Joseph Mughaizel (1924-95), libéralisme social, laïc. 

Almourabitoun fonde par Ibrahime Kolaylat inspire des idée du rais Gamal Abdel Nasser mouvement de nassérien indépendant joue un rôle important pendant la guerre civile au Liban ainsi dans la résistance a l'invasion israélienne au Liban en 1982 ou il marque un coup historique dans la bataille du musée le 4 août 1982 ou l'armée israélienne était oblige de se replie et arrêter l'offensive de se jour.

 

CHRÉTIENS DANS LE MONDE ARABE

    Le berceau de la Chrétienté se trouve en Palestine, au cœur du Monde Arabe, et environ 14 millions de d'Arabes Chrétiens vivent aujourd'hui dans les états membres de la Ligue Arabe. Ce sont pour la plupart les descendants de ceux qui ne se sont pas convertis à l'Islam. 

Cette population chrétienne, qui représente 5-6 % de la population des pays arabes, c'est essentiellement maintenue au Moyen-Orient. 35 à 45 % de la population du Liban, 5 à 10 % de la population en Palestine, 6 à 12 % de celle de Jordanie, 10 % de celle de Syrie et du Soudan, 6 à 12 % de celle d'Égypte et 3 % environ de celle d'Irak, sont chrétiennes. 

Beaucoup d'Arabes chrétiens ont émigré vers l'Europe, l'Afrique de l'Ouest, le continent américain et l'Australie. Cette émigration est en augmentation à cause des difficultés politiques et économiques (du Liban depuis la guerre civile entre 1975-1990, des territoires palestiniens occupés par Israël, d'Irak depuis l'embargo économique) et aussi de la pression des fondamentalistes musulmans. 

Les Arabes chrétiens appartiennent à une douzaines d'églises différentes, résultats de nombreux conflits et schismes depuis que le Christianisme est devenu religion d'État dans l'empire romain sous Constantin en 313. Quatre églises différentes ont prospéré autour de quatre évêchés: Rome (Église catholique romaine ou églises latine), Constantinople (Église grecque orthodoxe), Antioche (Église syrienne ou jacobite) et Alexandrie (Église copte). 

D'autres divisions sont apparues au quatrième siècle (créant l'église arménienne), au cinquième siècle (l'église nestorienne en Syrie et Mésopotamie), au septième siècle (l'église maronite au Liban). Avec les Croisades, et plus tard avec l'affaiblissement de l'empire ottoman et la recherche de soutien en Europe, certaines églises reconnurent la primauté de Rome et sont appelées "églises uniates". Elles ont gardé une grande autonomie et conservé leurs rites, coutumes (comme le mariage des prêtres) et langue liturgique (grec, syriaque). 

C'est le cas des Maronites au Liban (certains Maronites affirment toutefois que leur église n'a jamais été séparée de Rome mais qu'elle avait perdu contact). Plus tard, au 17ème siècle, les Nestoriens en Mésopotamie se sont scindés entre Chaldéens ralliés à Rome et Assyriens non-uniates. 

Au 19ème siècle, des missionnaires protestants - américains notamment - ont suivi les traces des missionnaires catholiques européens et ont commencé à faire du prosélytisme dans le monde arabe. Cette entreprise n'a pas réellement été couronnée de succès, la conversion d'un musulman étant quasiment impossible. Les seuls convertis ont été pour l'essentiel des fidèles des diverses églises chrétiennes. Ils ont néanmoins eu un impact important par la création d'institutions d'enseignement comme les universités américaines de Beyrouth et du Caire qui ont contribué à l'émergence du nationalisme arabe. 

Après l'avènement de l'Islam, le Christianisme a complètement disparu du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie actuelles), de la péninsule arabique et du Soudan. Au 19ème siècle, le Christianisme a reparu au Soudan grâce à la présence au Soudan d'employés et de commerçants coptes égyptiens pendant le Condominium Britannico-Égyptien. Des missionnaires, catholiques et protestants, eurent également accès au Sud du pays dont ils ont converti environ 15 % de la population, précédemment animiste. La conquête coloniale a aussi mené à un retour du Christianisme au Maghreb mais sans impact durable sur les sociétés arabes locales. 

En Arabie Saoudite, berceau de l'Islam, toute activité chrétienne (ou d'autre religion que l'Islam), même pour les nombreux travailleurs étrangers, est assimilée à une tentative de prosélytisme et est strictement interdite. 

 

 

 

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